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Le syndrome des grands pavots chez les SourdsCette présentation donne une idée de la collectivité des Sourds de la Nouvelle-Zélande et montre comment le syndrome du grand pavot (SGP) peut avoir un impact sur les styles de vie. Le syndrome du grand pavot est un terme utilisé pour décrire des personnes qui ont le potentiel de réussir, mais qui peuvent être rabaissés par une petite collectivité. On peut aussi l'appeler la "jalousie professionnelle". Au sein de la collectivité des Sourds, il y a des personnes qui manquent de confiance et qui ont peu d'estime d'eux-mêmes, ce qui peut les mener à des problèmes de santé mentale. Ce dilemme affecte tous les milieux et sabote les ambitions et les rêves en empêchant l'apparition de modèles à suivre dans la collectivité des Sourds. Grâce à l'éducation, à l'intervention et à la sensibilisation, les problèmes de santé mentale pourraient être réduits avec l'aide de professionnels et de modèles à suivre qui permettraient de trouver des façons de diminuer le problème. Si un changement est créé dans l'avenir, un plus grand nombre de personnes réussiront, il y aura plus de leaders, de modèles et de gens qui réaliseront leurs ambitions et leurs rêves. Cela ne changera pas la perception du SGP dans tous les esprits, mais nous devons penser à notre jeune génération future et espérer voir une diminution graduelle du SGP au sein de notre collectivité sourde. La Nouvelle-ZélandeLa Nouvelle-Zélande se situe tout à fait au bas de l'atlas. Elle comporte deux îles principales – celle du Nord et celle du Sud – ainsi qu'un certain nombre d'îles plus petites. On y compte approximativement 4 061 300 (juin 2004) habitant. Le pays se compose :
La Nouvelle-Zélande est aussi connue sous le vocable "Aotearoa", ce qui veut dire "Terre du long nuage blanc", pour les Maori, la peuplade indigène – premiers colons de la Nouvelle-Zélande et les tangata whenua (peuple de la terre). La collectivité sourdeSelon les statistiques du recensement de la Nouvelle-Zélande de 2001, on estimait à 223 500 le nombre d'adultes qui étaient sourds, ou qui avaient des déficiences auditives qui ne pouvaient être éliminées par une prothèse, en 2001. Ce nombre comprend des gens qui ont un certain niveau de déficit auditif à cause duquel il leur est difficile de suivre une conversation avec une autre personne ou avec un groupe, ainsi qu'avec ceux qui sont complètement sourds. Aperçu général des dénombrements de Sourds :
Qu'est-ce que le syndrome du grand pavot ?Sens donné par le dictionnaire au syndrome du grand pavot : L'habitude néo-zélandaise qui consiste à dénigrer ou à "couper les pieds" de ceux qui ont du succès ou qui sont superperformants. etc. (traduit du The New Zealand Oxford Paperback Dictionary, 1998). Dans d'autres pays, le mot de patois est connu comme : en Amérique – "la théorie du crabe" – le mot performatif pour
ce sens est "jalousie" Qu'est-ce que le "grand pavot en général" en Nouvelle-Zélande et quoi affecte-t-il les gens ?Dès l'âge le plus tendre, celui qui s'efforce de faire mieux que ses pairs s'expose à faire l'objet de la désapprobation du milieu, et les "grands pavots" sont impitoyablement ramenés à leur juste taille. D'un point de vue étranger sur le syndrome du grand pavot, lorsqu'on fait du commérage sur des Sourds qui ont réussi, toute notre collectivité en souffre. "La théorie du crabe", selon le rédacteur de Deaf Life, Matthew S. Moore, renvoie à la pratique destructive de Sourds qui rabaissent et écrasent leurs semblables qui ont réussi. Ce dénigrement se fait par le truchement de commérages vicieux (le poignard dans le dos), de la diffusion de fausses rumeurs (la diffamation), de l'envoi de courriels haineux, etc., et est basé sur un phénomène de la vie réelle : celui des crabes sont capturés et jetés dans un seau. Si un crabe essaie de s'échapper en rampant sur les parois du seau, les autres le tirent à eux pour l'en empêcher. C'est probablement instinctif, une réponse panique de leur part. C'est ce qui fait qu'aucun crabe s'échappe jamais. Ce comportement chez les crabes a largement la réputation d'être un mythe, mais il a été observé (Lala, 2004). Les professionnels sourds qui travaillent au coeur de la collectivité des Sourds sont soumis à d'énormes pressions. Prenons pour exemple les cours de Berlings, un instructeur extrêmement populaire auprès des étudiants. Il était tout à fait piètre professeur, même si la matière enseignée était tout à fait simple et s'il était incapable d'appliquer ce qu'il enseignait dans une situation de la vie réelle, les étudiants l'aimaient en réalité tellement qu'il n'était que "l'un d'entre eux". Il gardait des contacts sociaux complets avec plusieurs des anciens de l'école des dernières années, et, malheureusement, les rumeurs de partouses et d'utilisation de marijuana et d'alcool finirent par filtrer jusqu'au niveau de l'école secondaire. C'est un de ceux qui comptent parmi les leaders des Sourds. Les étudiants le regardaient comme "esprit ouvert". Ce comportement faisait subtilement la promotion de l'usage de drogues, d'un comportement contraire à l'éthique, rabaissait les attentes, et établissait pour les étudiants sourds la "normalité" de ce type de comportement. Comme il vivent et travaillent au coeur de la collectivité des Sourds, les professionnels sourds doivent décider de leurs choix d'amis et du moment où il convient de socialiser à cause de la taille de la collectivité et des autres qui observent le comportement des professionnels. Cette situation mène souvent d'autres à parler et, éventuellement, les choses finissent par être tordues et amères. Le professionnel doit alors travailler beaucoup plus dur pour réparer les dommages et redresser les choses. Une histoire concernant le point de vue d'une Sourde néo-zélandaise qui est dans une situation où le syndrome du grand pavot n'est plus un problème
Le travail lui-même a détruit de nombreux mariages parce que le travail lui-même est si stressant et que vous êtes "marié" au boulot. Il a détruit une de mes relations que j'avais avec une personne sourde et maintenant je suis dans une relation à long terme avec mon partenaire entendant, qui n'a rien à voir avec mon monde de Sourds. Je trouve qu'il est plus facile de garder ces mondes séparés et de vivre dans un monde entendant, mais il est des fois où j'ai un fort désir d'amis sourds pour donner à ma vie un sens d'équilibre dans un monde de Sourds ET d'entendants dans lequel je vis et je travaille 24/7." (Deaf Woman in New-Zealand, 2004) Les sentiments des Sourds dans la collectivitéJ'ai pris quelques textes de différents Sourds et les commentaires qu'ils ont faits.
Un commentaire à l'effet que certains Sourds ont une réaction craintive, stigmatisant et ignorante devant la maladie mentale :
L'oppression est la plus manifeste dans le domaine des relations qui se sont envenimées. Voici des exemples d'aigreur et d'absence de confiance menant (réclamé par certains participants sourds) à la maladie mentale :
Ces commentaires reflètent la réalité de la vie dans de petites collectivités, où vos affaires peuvent facilement devenir les affaires de tout le monde, et le grand besoin de trouver d'autres solutions aux impacts de l'oppression des entendants, autrement que d'éclater en invectives à l'endroit d'amis et de congénères de sa collectivité. L'oppression internalisée est une attente dupe d'elle-même de la part de la personne sourde de "sortir de dessous la haine de soi internalisée assez pour se sentir bien vis-à-vis elle-même". (Kaiser, 1990). AttitudesRéalité qui n'est pas très répandue dans le monde extérieur, parce que la collectivité sourde lui cache délibérément certains renseignements, la malheureuse prévalence du commérage, du couteau dans le dos et de l'entretien de rumeurs, serait un réel révélateur pour ceux qui sont nouveaux pour la collectivité sourde. Un écrivain sourd qualifie le commérage comme l'un des soutiens principaux de la collectivité des Sourds. Il dit également que nombre de personnes sourdes culturelles manquent de rêves et d'ambition. Les attentes réduites ont beaucoup à voir avec cette attitude. La jalousie semble être une autre raison pour laquelle ces conditions existent. Les Sourds qui reçoivent des prestations restent écrasés sur leur derrière et socialisent avec d'autres Sourds. Voici des commentaires de ceux qui sont sur les prestations demandant à des Sourds :
Les drogues et l'alcool jouent un grand rôle dans la vie des Sourds. Vous entendez souvent les Sourds dire qu'ils souhaiteraient être entendants pour diverses raisons : certaines raisons étant, de leur point de vue, que la culture des entendants est meilleure que la culture des Sourds. Être Sourd, si vous êtes incapables de suivre une "conversation d'entendants", les Sourds perçoivent souvent que les cette attitude provient du fait que les entendants n'ont pas le même problème à subir le syndrome du grand pavot au sein de leur collectivité, la collectivité des "entendants" étant une collectivité de étendue. Comme nous le savons tous, la collectivité des Sourds est très petite ; les entendants peuvent choisir de quitter le groupe et de se joindre à un autre. C'est très difficile pour des Sourds de quitter le groupe. Si une personne sourde quitte la collectivité et se joint à la collectivité entendante, elle devient souvent isolée dans le monde entendant. Ce passage pourrait mener à des problèmes de santé mentale pour ceux qui choisissent de le faire. La collectivité a été décrite par différentes personnes comme étant une "solidarité" et les loyautés de groupe ont fait de la collectivité sourde une société conformiste rigide. Tristement, dans la collectivité des Sourds, une des choses discutées est de savoir comment une personne est capable d'obtenir plus de services et de "prestations", plutôt que sur le moyen devenir autosuffisant et sur la façon de devenir une personne qui contribue à la société. Il y a de nombreuses raisons qui expliquent pourquoi certains Sourds se sentent opprimés ou rejetés par la grande collectivité. En voici des exemples :
Ces situations mènent à des sentiments d'impuissance et de désespoir pour la plus grande partie de la vie d'une personne sourde. Cela peut conduire à une "oppression internalisée" (Kaiser, 1990). Kaiser explique que l'oppression internalisée naît d'un handicap psychologique et/ou physique et que ce sont les "stéréotypes et les mensonges répétés" utilisés par les membres du groupe d'handicapés pour justifier l'oppression subie par le groupe. Il y a beaucoup de leaders de la collectivité sourde qui sont souvent des personnes culturellement sourdes qui essaient de créer des changements au sein de la collectivité des Sourds. Ce sont également des membres estimés de la collectivité sourde sans position officielle. Souvent des personnes sourdes vulnérables suivent l'exemple de certains de ces leaders et suivent quoi que ce soit qu'ils offrent afin de pouvoir continuer à avoir leur/une place dans leur cercle. Des cours Bertlings, voici de nombreux leaders qui sont bons, mais ils prennent souvent la position de refléter les attitudes de la collectivité des Sourds qui les ont placés au pouvoir. Leurs actions et leurs points de vue pourraient ne pas être nécessairement les leurs propres. Tandis que les attributs positifs d'une collectivité sourde sont attrayants pour de nombreux Sourds (pour la plupart, l'atmosphère sociale tricotée serré, familiale), il y a un côté négatif, un envers du décor qui peut être destructif pour la personne sourde). On verra ci-dessous le cycle négatif et le cycle positif qui jouent un rôle important dans la collectivité. Le cycle négatif est un processus d'échec et de frustration – peut-être d'une mauvais éducation menant à une mauvaise communication, à un manque de compréhension, à de mauvaises attitudes, à du ressentiment, à un manque de confiance et à l'isolement. Le cycle positif est un processus de transformation de l'individu au moyen d'une communication satisfaisante menant à la compréhension, à de meilleures attitudes, à l'inclusion dans la collectivité et au bonheur (Dugdale, 2001). Problèmes
Plans futursIl faudra plus de discussions entre les Sourds et les entendants travaillant en partenariat dans le monde pour faire disparaître les barrières et pouvoir travailler d'une façon efficace à produire des résultats pour les Sourds. Plus de sensibilisation envers les Sourds a besoin d'être enseignés aux professionnels sourds et entendants et à la collectivité. Les professionnels sourds ont besoin d'éduquer les leaders sourds à enseigner aux autres. Il existe un besoin d'un groupe de soutien pour les parents des nouveaux nés diagnostiqués comme sourds. Tout le monde doit encourager l'affirmation "LES SOURDS PEUVENT TOUT FAIRE, SAUF ENTENDRE" Pour terminer cette présentation, prenez un moment pour réfléchir à nos générations futures de tous les enfants sourds à venir, à partir de la chanson que chante Whitney Houston – "The Greatest Love of All’ (Le plus grand amour de tous)
BibliographieBertling, Tom. (1994). A child sacrificed to the Deaf culture. Oregon: Kodiak Media Group Central Intelligence Agency. The World Fact Book. Retrieved April 19, 2004, from http://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/nz.html#Issues Deverson, Tony. (1998). The New Zealand Oxford Paperback Dictionary; The New Zealand Standard Encyclopedic content. Auckland; Oxford University Press Dugdale, Pat. (2001). Talking Hands, Listening Eyes. Wellington: Astra Print Houston, Whitney. (1995). The Greatest Love of All. Song retrieved June 2004 from http://www.80smusiclyrics.com/artists/whitneyhouston.htm Lala, (2003). Malicious Lies: Slander and Gossip in the Deaf Community retrieved June 2004 from http://www.deaftoday.com/news/archives/002581.html Moore, Matthew S. & Levitan, Linda. (1993). For Hearing people only: Answers to some of the most commonly asked questions about the Deaf community, its culture, and the "Deaf Reality". (2nd Ed). New York: Deaf Life Press New Zealand Immigration Services TeRatonga Manene. (2003). The Facts. New Zealand, Statistics New Zealand. (2004). National Population Estimates (June 2004 quarter) - Media Release retrieved July 2004 from http://www.stats.govt.nz/ Townshend, Suzan. (1993). The hands just have to move: Deaf education in New Zealand = a perspective from the Deaf Community. Massey University. Exam paper (unpubl.) |
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